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"Nourrir les hommes, nourrir le monde" - Unesco, samedi 19 novembre 2005
"Nourrir les hommes, nourrir le monde" : le thème de la séance inaugurale a rassemblé près de 12 000 personnes le samedi 19 novembre 2005 à l'UNESCO (Paris)
L’alimentation est au cœur des relations des hommes avec la nature. Le besoin d’alimentation détermine, non seulement, la façon dont nous transformons l’environnement naturel, mais aussi ce que nous mangeons aura un effet direct sur notre santé, notre morphologie et notre mental.
Avec 6,3 milliards d'habitants sur la planète (8 milliards en 2020), l'alimentation constitue un enjeu écologique majeur, tant pour alimenter les populations sans dégrader la nature, que pour nourrir qualitativement l'homme sans nuire à sa santé et son intégrité. Ce sujet clé pour la société mondiale constitue donc le thème central de la séance inaugurale de l'Université de la Terre qui a eu lieu le 19 novembre 2005 à l'Unesco, lieu idéal pour accueillir cette nouvelle forme de débats d'actualité destinés à rapprocher la théorie environnementale de la pratique économique. Le cycle 2005 comprend ainsi 6 débats-discussions qui se sont articulés autour de deux questionnements majeurs : - L'augmentation des rendements de la production agricole et de l'agriculture vivrière est essentielle pour nourrir 6,3 milliards d'individus qui ne jouissent pas tous de la sécurité alimentaire. Mais ceci doit se faire sans que la conquête de nouvelles terres cultivables détruise les forêts (comme en Amazonie et en Indonésie !) avec l'impact sur la climatologie que cela engendre ; ni compromettre la qualité des sols, les ressources en eau, et la biodiversité (3). Arriverons-nous à bien nourrir les hommes en préservant la nature dans son intégrité ? Ou se dirige-t-on inéluctablement vers une agriculture industrielle qui prospère aux dépens d'une nature dont elle aura pris la place et qu'elle aura désertifié ? Nous sommes ce que nous mangeons ! Et notre santé comme notre équilibre personnel dépendent de la qualité de notre alimentation. Le " mal manger " devient l'une des préoccupations dominantes du monde occidental avec ses méfaits les plus courants : obésité, nouvelles maladies (4)… Dans le même temps, la quantité et la diversité des produits ont permis une diminution des carences alimentaires. Comment gérer cet équilibre du qualitatif et du quantitatif et permettre à l'homme de mieux vivre physiquement et mentalement ?
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