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De la connaissance du monde à l’avenir du monde

Thursday the 15th of September 2022

De la connaissance du monde à l’avenir du monde

Le projet Cap au Nord a organisé une expédition avec 17 jeunes ambassadeurs et s’est donnée à investiguer, en Islande, le processus du dérèglement climatique. Une expérience inédite de reconnexion des jeunes avec la nature, racontée par Philippe NICOLAS, fondateur de Cap au Nord.

L’expédition Cap au Nord en juillet 2022 et ses 17 ambassadeurs jeunes sous l’égide de l’association « L'école face au plus grand défi du 21 ème siècle » s’est donnée à investiguer, en Islande, le processus du dérèglement climatique. C'est à la lumière de six domaines scientifiques - l’anthropologie, la météorologie, la glaciologie, la biologie marine, l’océanographie et la volcanologie - que les recherches de terrain ont été effectuées. Bien en amont du voyage, une année avant, des week-ends de préparation, des formations en présentiel et distanciel ont été planifiés. Les missions scientifiques, véritables feuilles de route en Islande, ont été préparées en coopération avec des chercheurs comme Gwenaëlle Gremion, océanographe, Adrien Wehrlé glaciologue, tous deux membres de l'APECS France, Jean-Michel Huctin anthropologue polaire et Jeanne Gherardi, climatologue. Le carnet de bord a été confié pour l’illustration à l’artiste Sophie Griffon-Le Penher et pour la mise en page au créateur Fabien Reymermier. Quant au film relatant l'expédition, c'est le réalisateur Bertrand Olivetti, qui en a assuré le tournage et le montage, Augustin Vuillard a fourni les images additionnelles de drone équipé d’une caméra thermique.

En respect de la vision pédagogique Cap au Nord, valorisant le devenir auteur de ces jeunes, ce furent bien les ambassadeurs, filles et garçons âgés de 11 à 14 ans qui conduisirent les protocoles, ils tirèrent ensuite des résultats, puis des conclusions. Enfin ils élaborèrent des communications via la plateforme numérique Cap au Nord sur le terrain de l’île des glaces et des volcans.
 
Cette aventure humaine et scientifique a été fabuleuse, et ce pour quatre raisons. La première, celle d’avoir consenti à vivre en pleine nature en autonomie complète sur deux camps de base respectifs, dans un face à face sensoriel, conscient et énergisant avec les éléments naturels. Si nous habitons et les éléments naturels, nous avons fait l’expérience primordiale que les éléments naturels nous habitent. La deuxième raison, c’est d’avoir choisi dès le départ de ne pas être des touristes, mais bien des terriens désireux de communier avec le monde plus que de le consommer et de l'exploiter. La troisième, enracinée sur l'adage « cherche et tu trouveras », a ouvert au nécessaire souci de comprendre la complexité du monde et de s'y inscrire dans la maîtrise de la démarche expérimentale, méthode clé, incontournable dans les sciences. La quatrième, c’est d’avoir proscrit toute forme de comparaison, de compétition et d’élitisme dans le vivre ensemble, condition sine qua none pour révéler la sensibilité, le potentiel et les talents de nos jeunes ambassadeurs.
 
Prendre en considération ce que nos jeunes et la nature nous réclament pour l’avenir du monde est sans nul doute le paradigme pour sortir de l’anthropocène. Pour preuve, cette rencontre exceptionnelle avec une famille d’orques à quelques miles de l’île Heymae alors que nous étions avec nos 17 jeunes en bateau. Si le processus du dérèglement climatique est en marche - chaque ambassadeur l'a constaté, mesuré, évalué -, leur prise de conscience l’est tout autant en engagements, implications, publications. Que d'énergie à vouloir construire un autre monde ! En Islande, nous avons marché dans la beauté et celle-ci nous a révélé notre beauté intérieure, mieux nous a révélé notre appartenance à la vie. Nous appartenons à la beauté, nous appartenons à la vie !


L’année prochaine, nous prendrons le cap du Groenland selon les mêmes modalités pour servir l’école, la société et la planète, en poursuivant les missions et la communication sur l’avenir du monde. NON, IL N'EST PAS TROP TARD ! NON, IL N'EST PAS TROP TARD !

Par Philippe Nicolas, enseignant, chercheur et fondateur de Cap au Nord.

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